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Il s'agit d'un traité juridique, précise M.
Turp, mais pas besoin d'être juriste pour oser l'aborder.
L'ouvrage inclut des transcriptions de présentations
que l'auteur a effectuées devant diverses commission
où on l'avait invité à titre d'expert
et des textes qu'il a fait parvenir aux journaux pour exprimer
son point de vue.
D'ailleurs, la langue de bois n'a pas contaminé ce
fondateur du réseau Intellectuels pour la souveraineté,
qui a été député de Beauharnois-Salaberry
à la Chambre des communes et porte-parole du Bloc québécois
pour les affaires étrangères et les affaires
intergouvernementales de 1997 à 2000. Dans ses sorties
publiques, tant à la radio privée de langue
anglaise ou dans des auditoriums remplis d'étudiants
que durant son mandat de député, M.Turp a gardé
le souci de demeurer accessible, proche des gens. On raconte
même que, s'il a abondonné le noeud papillon,
c'est en partie à cause de l'image hautaine, voire
aristocratique qu'il lui conférait.
Des amis diversifiés
Le lancement du Droit de choisir, en tout cas, a été
l'occasion de voir que les amis de Daniel Turp formant un
large éventail: de Richard Pound, directeur de l'Agence
mondiale antidopage et candidat défait à la
présidence du Comité olympique international,
à Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois,
en passant par Marie Malavoy, vice-présidente du Parti
québécois, et Jacques-Yvan Morin, qui fut ministre
de l'Éducation sous René Lévesques et
professeur à la Faculté de droit. On pouvait
croiser aussi, dans la salle des professeurs, des députés
de l'Assemblée nationales et des dignitaires étrangers.
Plusieurs jeunes égalements, dont ses enfants Catherine
et Nicolas, et des assistants de recherche auxquels il a tenu
à rendre hommage pour leur aide dans la rédaction
du livre, notamment Marie-Hélène Proulx et François
Villeneuve.
Selon Albert Bohémier, directeur de la maison d'édition
facultaire, l'ouvrage de M. Turp a bénéficié
du travail d'une équipe de professionnels de l'édition
juridique. Les exemplaires acheminés au lancement sont
tellement neufs qu'ils sentent encore l'encre, a-t-il doit.
Péfacier de l'ouvrage, Bernard Landry souligne qu'il
viendra «le temps où le Québec sera doté
d'un statut politique qui lui permettra d'assumer librement
son développement économique social et culturel».
En attendant, il recommande la lecture du livre du professeur
Turp, qui alimentera le débat et la réflexion
sur la question du droit à l'autodétermination.
«Je sais que nos compatriotes ont davantage l'esprit
en Afghanistan que dans leur propre cour, mais il faudra bien
repenser à l'avenir du Québec.»
Comme son hôte, Bernard Landry a dû suspendre
ses activités politiques à la suite d'une défaite
électorale. Il était alors revenu à ses
fonctions de professeur d'université. Quand il a pris
la décision de replonger dasn l'arène politique,
sa femme lui a dit « Tu es fou; un sondage place la
crédibilité des professeurs à 9 sur 10,
et celle des hommes politiques à 1 sur 10 ».
Malgré cela, jamais le premier ministre n'a regretté
son geste. D'ailleurs, il estime que le Québec a de
la chance de pouvoir compter sur des intellectuels qui n'on
pas peur de faire le saut en politique.
Pour le doyen de la Faculté de droit, Jacques Frémont,
le retour de Daniel Turp en politique active n'est pas une
urgence. «Ne vous hâtez pas de nous l'enlever»,
a-t-il lancé à la blague aux hommes et femmes
politiques qu'il avait en face de lui.
Daniel Turp, Le droit de choisir: essais sur le droit
du Québec à disposer de lui-même,
Montréal, Éditions Thémis, 2001, 996
p.
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